Liste des produits par histoire Histoire du Thé vert

Avant qu’il n’y ait  les différentes sortes de thés que le connait de nos jours, il n’y avait que le thé vert. Son histoire a commencé il y a environ 5000 ans. Encore de nos jours, le thé vert est le thé le plus consommé en Chine et sa production représente plus de 70% de toute la production du thé de Chine. De nos jours, il existe en Chine plusieurs milliers de sorte de thés verts, certains sont très connus et d’autres ne sont consommés que dans leurs villages de production ! De nos jours, d’autres pays produisent du thé vert, mais les thés verts de Chine sont toujours considérés comme les plus fins et délicats.


Le thé vert est principalement élaboré avec des bourgeons ou/et les premières petites feuilles et principalement récoltés au printemps (mais il y a du thé vert élaboré uniquement avec les feuilles et récolté plus tard dans la saison). Cependant, le thé vert du printemps, récolté avant QingMing (Avril 4, 5, 6 suivants les années) est toujours le thé vert le plus recherché et ce dernier peut facilement coûter plusieurs milliers d’Euros le kilo, surtout pour le Longjing.


Suite à de nombreuses études scientifiques qui ont démontré les bienfaits du thé vert sur la santé, ce thé de Chine devient de plus en plus populaire. Ces nouvelles découvertes semblent étonner et surprendre le monde occidental, alors qu’en Chine, les vertus du thé vert, du Oolong  ou encore du Pu Erh sont connues depuis des milliers d’années, sans oublier le thé blanc qui est utilisé pour faire baisser la fièvre ! D’ailleurs, dans la médecine chinoise, chaque type de thé à des effets soit refroidissant soit chauffant sur le corps humain, par exemple, le thé vert est plutôt refroidissant, alors qu’un thé rouge sera réchauffant.



L’histoire du thé vert


Il est très difficile voire impossible de dater avec exactitude quand le thé vert tel que nous le connaissons aujourd’hui a été créé pour la première fois. En revanche, le thé en tant que plante médicinale date du temps de l’empereur Shen Nong qui est la première personne à avoir découvert les vertus du thé en tant que plante médicinale. Shen Nong est d’ailleurs considéré comme le père de l’agriculture.


Une légende raconte que Shen Nong goûta de nombreuses plantes et s’empoisonna et pour essayer de se sauver la vie, il essaya les feuilles d’un théier et cela lui sauva la vie. Une autre légende raconte, qu’une après-midi d’automne, fatigué, Shen Nong décida de se reposer sous un arbre et fit bouillir de l’eau pour boire. Pendant que l’eau chauffait, des feuilles de l’arbre sous le quel il se trouvait, tombèrent dans l’eau. Quand Shen Nong bu l’eau, il fut surpris par la fragrance et l’effet rafraîchissant de l’eau.


Il a été clairement établi et prouvé scientifiquement que le thé est originaire de la province du Yunnan. En revanche, il n’y a pas de documentations explicites mentionnant comment le thé est passé du Yunnan à la province du Sichuan.


C’est dans les montagnes de Meng Ding dans le Sichuan que le thé a été cultivé pour la première fois. Avant la dynastie Qin (221 – 207 av. J.-C.) la pratique de boire du thé se limitait uniquement à deux états vassaux qui se trouvent aujourd’hui dans la province du Sichuan.


Jusqu'à la dynastie Tang (618 – 907), il n’y a pas beaucoup d’information concernant le thé.


C’est durant le milieu de la dynastie Tang que le mot cha (thé) est apparu, avant, les mots tu et ming étaient utilisés. Il semblerait que ce changement de mot vienne de Lu Yu quand il a écrit son livre Cha Jing (Classique du thé) en 780 il a changé tous les mots tu en cha.


A cette époque, le thé était uniquement fabriqué en galettes, et n’avaient absolument rien à voir avec les galettes de Pu Erh comme nous les connaissons actuellement. Il y avait sept étapes pour élaborer les galettes (ou autres formes)


1-    Le ramassage du thé


2-    Passer les feuilles du thé à la vapeur afin de stopper l’oxydation


3-    Faire une pâte avec les feuilles pendant qu’elles sont encore chaudes


4-    Mettre la pâte de thé dans des moules


5-    Cuire les galettes au dessus d’un feu


6-    Percer les galettes en leur centre et pour les attacher ensembles


7-    Sceller les galettes et les stocker


Lu Yu a également mentionné les différentes méthodes pour préparer et boire le thé à cette époque.


Durant la dynastie Ming (1368 – 1644), ce thé compressé a également été utilisé comme monnaie, créant une instabilité monétaire. C’est également en 1391 que l’empereur Zhu Yuanzhang (HongWu) interdit la fabrication du thé compressé et ordonna également la destruction de toutes les galettes. Par décret, il aboli la fabrication du thé compressé et ordonna l’utilisation du thé en feuilles.



Le thé vert chinois de nos jours


Aujourd’hui, en Chine le thé vert est produit dans une vingtaine de provinces, régions autonomes. Ce qui représente plus de mille comtés ! Il y a même de petites plantations situées au nord du fleuve Yang Tsé. La production est divisée en quatre régions productrices de thé vert :


-      Au sud du Yang Tsé, avec la plus longue histoire de la culture et de la plantation du thé


-      Au nord du Yang Tsé


-      Au sud ouest du Yang Tsé


-      Au sud du Yang Tsé


Pour le thé vert de Chine, il existe également différentes méthodes de fabrication :


Les thés verts qui sont passés à la vapeur. Cette technique a été développée durant la dynastie Tang. La province du Hubei, produit un excellent thé le Yu Lu, qui est élaboré avec cette technique. D’autres provinces comme le Jiangxi et le Zhejiang produisent également des thés verts avec cette technique, mais ces derniers sont essentiellement exportés au Japon.


Le thé vert qui est torréfié par un passage au wok. Cette méthode date du décret impérial de l’empereur Zhu Yunzhang, quand il a banni le thé compressé et a exigé que le thé soit en bourgeon et envoyé à l’empereur comme tribut. Les techniques de torréfaction ont évolué, et maintenant il y des thés verts exceptionnels qui utilisent cette technique, comme le Longjing, le Lu An Gua Pian pour n’en citer que deux. La majorité du thé vert chinois est élaboré en utilisant cette technique.


Le thé vert placé dans des paniers au dessus d’un brasier de charbon de bois pour la fabrication traditionnelle et artisanale, autrement, c’est de la chaleur produite par électricité. Cette technique est principalement utilisée pour la création du thé vert parfumé (jasmin, osmanthe, etc.)


Le thé vert qui est séché au soleil. C’est certainement la plus vieille technique de séchage du thé vert. Ce procédé est essentiellement utilisé dans le Yunnan, le Sichuan et le Shaanxi. Ces thés verts portent généralement le nom de leur lieu de production, Dian Qing pour le Yunnan, Chuan Qing pour le Sichuan et Shan Qing pour le Shaanxi.


Avec une demande croissante de thé vert, de nouvelles méthodes de production sont également apparues, ou il y a un mélange entre la torréfaction et le passage au four, comme par exemple le Kai Hua Long Ding, il y a également un mélange entre la vapeur et la torréfaction, comme pour le E Meng Zhu Ye Qing.


 


La fabrication du thé vert chinios se déroule en principe plusieurs étapes


1)    La cueillette => Suivant la sorte de thé vert, seuls les bourgeons, ou un bourgeon et une feuille ou un bourgeon et deux feuilles sont récoltées, ou juste de la deuxième à la quatrième feuilles suivant le thé vert.


2)    Le flétrissage => les bourgeons, ou/et bourgeons+feuilles sont étalés sur des plateaux en bambou et mis à flétrir. Cette opération qui peu durer jusqu’à 4 heures (la durée est décidée par le teamaster) a pour but de ramollir les feuilles/bourgeons en vue des étapes suivantes.


3)    La torréfaction => Cette étape est très importante, elle permet de sécher les feuilles/bourgeons et également de stopper l’oxydation, autrement, le résultat ne donnera pas un thé vert. La torréfaction est une étape très difficile et complexe, qui demande un grand savoir faire de la part du teamaster. Par exemple, pour le Longjing, il y a dix mouvements différents à effectuer durant cette opération, toutes avec un timing très minutieux, ainsi qu’une température bien précise. Suivant la sorte de thé vert, cette opération est remplacée par un chauffage à la vapeur des feuilles/bourgeons.


4)    Le roulage => cette opération pour certains thés verts et a deux effets principaux, a) de briser les tissus interne pour développer la saveur du thé et b) pour donner la forme finale au thé vert.


5)    Le séchage => cette étape va permettre de conserver le thé, mais également de développer les fragrances. Pour le thé vert de petits producteurs, le procédé est fait de manière traditionnelle. Le thé vert qui a été torréfié, est séché au wok, le thé vert qui est passé au dessus du brasier au charbon de bois est séché au soleil.


D’une manière générale, les thés verts qui ont été torréfiés, sont de couleurs vertes avec jaunâtres, tandis que les thés qui sont passés dans le panier au-dessus du braséro, sont nettement plus verts.


Il est cependant à noter, que quelle que soit la méthode qui a été utilisée pour créer le thé vert, une fois que ce dernier est infusé, le thé vert n’aura plus cette variation de couleur. 

Résultats 1 - 16 sur 16.
Résultats 1 - 16 sur 16.
Petit Gaiwan Tous droits réservés © 2011- 2016